LA FIN JUSTIFIE LES GOUMINS

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Le 31 décembre en début de soirée, il se rendit encore chez Malick, cette fois avec Olivier. Ils y restèrent jusqu’à 23h puis, Olivier le ramena à Abatta. Les rues grouillaient de monde. L’esprit unique et magique de la St Sylvestre était visible partout. Certains anticipaient et lançaient déjà des feux d’artifice. Boby trouva le propriétaire du « Jardin Boyah » assis seul dehors, juste à l’entrée du restaurant. Sur une table basse posée devant lui, une bouteille de Mangoustan encore pleine se dressait fièrement. Boby demanda un verre et trinqua à la nouvelle année avec son ami. A minuit précise, il monta à la terrasse du restaurant. Il n’y avait personne. Tout autour de lui, les feux d’artifice illuminaient le ciel. Les pétards qui crépitaient et qui se mêlaient aux cries de joie produisaient une certaine mélodie. Il se mit à penser à sa mère. Si elle était encore là, elle aurait fait sonner son téléphone. Elle avait toujours été la première à l’appeler à ce moment-là pour lui souhaiter un bon anniversaire. Il pensa à son frère, à ses sœurs, à toute sa famille, à ses amis proches et bien sûr à Mélaine. Il aurait tant voulu partager cet instant avec elle. Il était debout, le regard perdu au-delà de la lagune. Il s’était fait beaucoup trop d’illusions concernant Mélaine. Encore une fois, il avait brillé par sa naïveté. Les yeux fermés, il lui avait ouvert son cœur alors qu’il n’était même pas sûr d’avoir le sien. Il avait vu en elle la femme qu’il avait toujours attendue. Il avait fait d’elle sa reine, la reine de son royaume, le pilier d’une vie nouvelle pour lui. Elle était l’étoile qui allait désormais lui servir de repère, la femme qui allait lui tenir la main et qui allait enfin donner de nouvelles couleurs à sa vie. Il ne pouvait pas se le cacher, il était amoureux d’elle, il avait besoin d’elle dans sa vie. Il poussa un long soupir parce qu’il ne pouvait plus lutter contre le chagrin qui l’habitait. Il en voulait à Mélaine de l’ignorer de cette façon. Il s’en voulait de l’aimer, d’avoir croisé son chemin, d’avoir fait des projets avec elle, des projets qui, de toute évidence, ne comptaient pas pour elle. Plus il s’enfonçait dans ses pensées, plus il avait mal et plus sa gorge se nouait jusqu’à ce qu’il soit totalement submergé par la tristesse. Alors, il s’assit sur une chaise et, le visage dans ses mains, il pleura amèrement à cause d’elle. Pendant près d’une demi-heure, il versa tellement de larmes qu’il se sentit fatigué mais soulagé.

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